9 h 58. Le maire réélu
Installation du nouveau conseil, hier matin. Au programme, l’élection du maire et de ses adjoints, au nombre de 21. Et, tout aussi attendu, un Fortuné Pellicano en guerre ouverte contre l’équipe Prunier.
Doyen d’âge (69 ans), François Derrien, nº3 de la liste Prunier, préside la séance d’installation, invitant ses collègues au « respect mutuel » pour les six prochaines années. Suit le moment fort de la matinée, la réélection de François Cuillandre, seul candidat, dans un fauteuil de maire encore chaud (dix votes blancs de l’opposition et un nul). « Renouvelé à 50 % » Commentaire de l’impétrant : « Merci pour cet honneur. Comme je l’ai déjà dit, le mandat de maire est la plus belle des fonctions électives.
Le résultat de dimanche était clair : une équipe, un projet ! Bienvenue aux 27 nouveaux élus de ce conseil renouvelé à 50 % ». Tonalité consensuelle aussi chez son challenger, leader de l’opposition depuis dimanche, Laurent Prunier : « Nous aurons à cœur de représenter les électeurs qui ont voté en faveur de notre liste. La tache que je me suis fixée est de poursuivre le renouvellement dans nos rangs mais dans le cadre d’une opposition constructive. Nous vous souhaitons bonne chance ». A gauche, le micro chauffe : Maxime Paul fait remarquer qu’avec cinq élus le groupe communiste est « la deuxième force politique de cette majorité », Patrick Appéré, tempétueux, exprime le vécu du « quotidien populo » (sic), Christiane Migot (PRG) cite le philosophe radical Alain, Julie Le Goïc (Les Verts) découvre qu’il revient au maire de passer la parole dans l’assemblée, en tentant de la transmettre à sa consœur Nathalie Chaline, Anne-Marie Kervern et Frédérique Le Nédellec (UDB) s’essayent au « kan-ha-diskan »... Marquage à la culotte Et Fortuné Pellicano d’attendre son tour, avant de jouer les picadors en plantant quelques banderilles dans le flanc de son concurrent UMP, au nom de « valeurs éloignées de celles défendues par la droite de la droite », parce que « personne, de Paris ou d’ailleurs, ne nous imposera des choix qui iraient à l’encontre des intérêts des Brestois » et que « les membres de notre groupe ont été élus sur des critères locaux, sans recommandation d’un quelconque appareil politique ». Derrière lui, Laurent Prunier lève les yeux au ciel... L’élection des adjoints passe comme une lettre à la poste. Celle des représentants de l’opposition dans les différentes commissions un peu moins. Pellicano, présenté en franc-tireur, réussit, avec les voix de la gauche, à écarter François Derrien de la commission Brest 2008 et à en faire autant pour un poste de suppléant au sein de celle des appels... Echec au CHU où Prunier s’impose à ses dépens. Ironie, au sein de la commission des Pompes funèbres, Pellicano décroche la suppléance de... Laurent Prunier. Le marquage à la culotte ne fait que commencer.
Patrice Le Berre et Steven Le Roy
|
Réagissez
|
|

Une fois n’est pas coutume : la séance d’hier matin a attiré la foule, parmi lesquels un grand nombre d’élus de la précédente municipalité, venus assister au passage de relais.
|