Et toi, t’es pas adjoint ?
« L’insertion par le dialogue des cultures »... Gast ! Joli comme à Brest... Comment ça ? De quoi parle-t-on ? Mais du poste d’adjoint confié à l’UDB Anne-Marie Kervern, pardi. Depuis le conseil municipal de samedi matin, comment dire, ça fait un peu jaser dans le bourg. Et pour cause : personne ne semble avoir pour le moment la plus petite idée de ce dont il peut bien s’agir. En tout cas quelque chose d’important, n’en doutons pas, et dont on se demande même comment la ville avait bien pu faire l’économie jusqu’à présent, l’étourdie, va ! En parlant d’économie - et puisque l’opposition brestoise a d’autres chats à fouetter, tout occupée qu’elle est à finir de régler ses comptes post-électoraux (lire ci-dessous) - les Brestois attentifs n’ont pas manqué de noter l’inflation du nombre d’adjoints dans cette nouvelle municipalité :
21 contre 16 en 2001. La raison ? Plusieurs, en fait : un nouveau grand quartier (« rive droite-ouest »), un autre (le centre-ville), confié à Réza Salami qui en représente déjà les habitants au sein du conseil général, la division en deux du domaine précédemment attribué à Gaétan Le Guern (Gaëlle Abily à la culture, Yann Guével aux équipements socioculturels et au patrimoine)... Bref, des périmètres revus et corrigés, sans oublier du neuf et du fort coquet, avec cette mission d’« insertion par le dialogue des cultures » pleine de promesses et évoquée ci-dessus... De 16 à 21 adjoints, pas à dire : ça fait riche. François Cuillandre, samedi matin, n’avait pas manqué de faire constater que le nouveau conseil municipal est « renouvelé à 50 % ». Certes. On lui fera remarquer aussi qu’en ajoutant son nom à ses 21 adjoints, 50 % des 44 élus de la majorité municipale sont désormais soit maire, soit porteurs d’une délégation... Et d’imaginer déjà les 22 oubliés piaffer en coulisses. Pour les consoler, une solution, créer plusieurs postes à « l’insertion des conseillers municipaux sans délégation par le dialogue avec ceux qui sont passés adjoints ». Allez, euh... Disons 22 en tout, et on n’en parle plus.
Patrice Le Berre
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