Loïc Huchet. « Expérimenté et cool »
Un duel au second tour avec Jean-Yves de Chaisemartin. C’est le pire scénario possible pour vous, non ? « C’est sûr que c’est la situation la moins favorable mais bon, les électeurs ont fixé des règles. Nous allons nous y fier ! ».
Ne craignez-vous pas de dégager plus l’image d’un technicien très compétent que celle d’un élu ? « Non. J’ai préparé plusieurs élections même si je n’ai jamais été candidat. J’ai été aux services de grands élus comme Jean-Marc Ayrault et je conduis un grand projet qui comprend une dimension politique sur laquelle j’ai une grande autonomie. Pour tous ces niveaux de programmation générale, j’ai forcément une approche politique et le projet que je bâtis avec mon équipe l’est également, notamment sur le long terme. Tout ce travail que l’on demande à un maire aujourd’hui, j’en ai l’habitude ».
Vous revenez dans votre ville de naissance. N’en avez-vous pas une image tronquée, nostalgique et tournée vers le passé ? « Je n’ai jamais vraiment quitté la ville. J’y ai ma maison, mon bateau est dans le bassin. Mon épouse et moi-même sommes profondément Paimpolais. Dans mon métier, j’ai toujours travaillé à l’échelle d’une grande ville. C’est comme un coup de scanner en revenant. Je retrouve les réalités humaines et je redécouvre les mêmes rapports et les mêmes problématiques que dans toutes les villes de France. Si je prends l’exemple de la Corne de la Gare sur deux hectares, je sais exactement ce qu’il faut faire. Je travaille sur le même projet avec les mêmes interlocuteurs à Nantes. Il y a des jeunes perdus à Paimpol comme à Nantes et le développement économique répond aux mêmes logiques. Paimpol est une vraie ville et un monde en réduction même si on n’est pas à deux heures de Paris en TGV. J’apporte à mon équipe la dimension stratégique qui manquait ».
Les 7,7 % de la gauche citoyenne vous ont cruellement manqué. Regrettez-vous l’échec des négociations ? « Oui évidemment. Cela correspond à un électorat. Les courants de pensée qui sont les leurs sont aussi les nôtres mais notre équipe est cohérente. Il n’y a pas eu de fusion possible mais j’espère le report de leurs voix ».
Après le premier tour, vous avez déclaré vouloir rentrer dans le détail du programme. N’était-ce pas trop tard ? « Non j’attendais le débat public avec Jean-Yves de Chaisemartin. Il aura lieu demain soir et ce sera un vrai débat de fond. Je suis très confiant sur cette rencontre. Notre programme est plus dense ».
Votre meilleur atout par rapport à votre adversaire ? « Mon expérience de la gestion urbaine, économique et sociale de la ville ».
Questionnaire de Proust
Afin d’alléger et d’humaniser un peu le débat politique, petit questionnaire décalé.
14 juillet ou lit douillet ? « Lit douillet ! ».
Principal trait de caractère « Je suis opiniâtre ».
Thé ou café ? « Café ».
Quel serait votre plus grand malheur ? « Perdre l’un de mes proches ».
Occupation(s) préférée(s) ? « Le travail, la voile, la lecture de polars, la musique ».
À part vous-mêmes qui auriez-vous aimé être ? « Un grand voyageur, comme Marco Polo ».
Personnage(s) historique(s) que vous n’aimez pas ? « Tous les grands dictateurs ».
On vous connaît une manie ? « Celle de froncer les sourcils ! ».
Avec qui aimeriez-vous rester coincé dans un ascenseur ? « Je ne veux pas être coincé ! ».
État présent de votre esprit ? « Cool ! ».
Propos recueillis par Armelle Menguy
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