Municipales. Quelle économie pour la ville ?
Quatrième et grand enjeu : l’économie. Deux questions posées : Paimpol peut-elle faire venir une grosse entreprise ? Sinon quel type d’économie pour la ville ? Gérard Daudon : « Ne rêvons pas ! Le bassin d’emploi de Paimpol gagnera plus à être orienté vers les petites et moyennes entreprises. Beaucoup de créneaux sont prometteurs pour le futur : tourisme où nous avons un fort potentiel à exploiter, services à la personne, nouvelles activités, transformation des denrées de la mer et nouveaux types de culture des produits de la terre, travail à distance grâce à Internet, etc. L’évolution prévisible à 5, 10 ou 15 ans nous impose une étude prospective afin de ne pas rater les changements qui s’annoncent. L’Europe change, l’Asie bouge. Fonçons ! ». Jean-Yves de Chaisemartin : « Notre environnement, notre localisation, notre image avec celle de l’île de Bréhat donnent, entre autres, un potentiel économique très important à Paimpol. Le tourisme est, bien sûr, un moyen d’avenir pour l’implantation de nouvelles structures, mais les petites et moyennes entreprises qui ont un véritable avantage compétitif à s’installer à Paimpol, sont l’avenir de notre tissu économique. En plus des domaines d’activité traditionnels (agriculture, pêche, commerce et artisanat) l’agroalimentaire est sans doute un secteur d’avenir. C’est dire si l’installation d’une grande multinationale n’est même pas souhaitable ! ». Thierry Duchesne :
« Notre situation géographique ne facilite pas l’implantation de grosse entreprise. Les secteurs porteurs restent la haute technologie, les services, la santé, l’artisanat, la pêche, l’agriculture, le tourisme, le patrimoine culturel. Il faut faire de Paimpol une ville touristique de premier plan. Nous chercherons à attirer des investisseurs pour créer un centre de remise en forme, des hôtels, un bowling, un camping sur le Trieux. Et à favoriser l’augmentation du chiffre d’affaires de nos commerçants. À maintenir notre hôpital en le spécialisant dans des domaines tels la chirurgie plastique ou la gériatrie. C’est la qualité de notre site qui déterminera la qualité des entreprises qui s’y implanteront ». Loïc Huchet du Guermeur : « Le pragmatisme impose ne pas oublier que plus de 60 % de l’économie française est une économie domestique, liée aux services et à l’habitat. Il faut d’abord renforcer les activités existantes, politique de la mer, (zone ostréicole, développement du port), soutien à l’agriculture, renforcement de l’attractivité du centre et défense des services publics. Nous devons surtout nous appuyer sur les réseaux professionnels pour promouvoir le territoire du Goëlo dans les lieux où se prennent les décisions, il faut séduire les entreprises, les accompagner dans leur implantation et leur développement ». Michèle Lucas : « Implanter une grosse entreprise à Paimpol semble illusoire. Il faut donc concentrer les efforts sur le renforcement des entreprises existantes et sur les services d’aide à la personne, en structurant une maison de l’emploi efficace, qui, en partenariat avec les professionnels de l’agroalimentaire, du tourisme et de l’artisanat, fasse un état régulier des besoins pour mettre en place les procédures d’insertion et de formation adaptées. Il faut dans le même temps rester à l’écoute des créateurs d’entreprises qui nécessitent des soutiens particuliers pour implanter leurs structures ou finaliser leur projet ».
|