Deuxième candidat à passer au crible, Jean-Yves de Chaisemartin. Il a répondu à nos questions le même jour que Loïc Huchet du Guermeur afin de ne pas être influencé par les réponses de ce dernier.
Un duel avec Loïc Huchet du Guermeur au second tour. De bon augure ou pas ?
« Oui, je le pense car nous avons de vraies différences de fond sur nos programmes et c'est cela qui guidera le choix. On ne défend pas la même chose. Nos priorités sont l'emploi, le logement à prix abordable, les services, la solidarité. La sienne attache trop d'importance à la représentativité politique. C'était criant quand M. Le Drian est venu le soutenir. C'est une erreur. Moi je ne me laisserai pas kidnapper. Je rappelle aussi que je suis contre les consignes de vote et que je respecte la décision de Gérard Daudon ».
Une telle ouverture dans votre équipe, est-ce une pratique viable sur le long terme ?
« Le principal, c'est le projet. Nous sommes très cohérents. Une seule règle avant toutes les autres : c'est la majorité qui s'exprimera. Ce sera ça l'arbitrage et c'est la seule chose qui compte. Nous représentons la seule équipe à offrir une diversité, comme cela se passe dans la vie. Au premier tour, les électeurs ne s'y sont pas trompés ».
Des rumeurs affirment que vous avez des gens d'extrême droite dans votre entourage. Que répondez-vous ?
« C'est faux, non fondé et hors sujet. Je refuse de rentrer dans de telles polémiques. Je veux rester dans le débat de fond. Si ceux qui colportent ces rumeurs en sont là, c'est qu'ils sont vraiment dans la panique ».
Vous bénéficiez d'un vrai capital de sympathie en votre nom propre. Avez-vous des ambitions personnelles ?
« Paimpol n'a jamais servi de tremplin à qui que ce soit. Je porte un projet pour la ville et je défends une équipe avec des ambitions pour la ville. On ne me verra pas aux cantonales. Pour les législatives, c'est seulement si je sens que c'est utile pour la ville que je le ferai ou pas ».
Vous êtes jeune. Comment voyez-vous la ville dans trente ans ?
« Un engagement, c'est toujours sur vingt ans pour une collectivité, ne serait-ce que parce que c'est la durée des emprunts courants. La ville doit se développer. Je la vois avec une population allant de 10.000 à 15.000 habitants avec un vrai équilibre entre les générations. C'est un port de caractère qui doit rester à taille humaine ».
Votre meilleur atout par rapport à votre adversaire ?
« La sincérité ».