Ambiance. Les militants socialistes fêtent leurs trois élus
Il n’y a pas eu d’attente fébrile devant l’écran débitant les résultats des cantonales. La faute à des applaudissements soudains entendus dès 19 h à l’autre bout du salon Richelieu et quelques fougueuses embrassades dès l’apparition dans le hall de Réza Salami, candidat socialiste, élu « autour de 53 % des voix », s’émeut ce militant rose au bord des larmes. Comme François Cuillandre joue à cache-cache avec la barre des 60 % pour la municipale et que Jean-Luc Polard « fait un score nord-coréen », selon le très sérieux Hosni Trabelsy, il ne reste plus qu’à attendre l’adoubement du trio par la foule. « François, François » Ce sera fait sur les coups de 20 h, un peu avant. Rarement François Cuillandre n’a eu tel sourire sur l’estrade, devant la foule massée scandant déjà les noms des trois vainqueurs. Il intronise d’abord Jean-Luc Polard, « avec 100 % des voix » en le prenant par l’épaule, puis envoie Réza Salami à son ovation. Elle ne tarde pas, les affiches se brandissent. Gaillardement, le maire sortant mais pas sorti rappelle « qu’il y avait aussi une élection municipale » et goûte à son tour aux « François, François » et autres « mais ils sont où les tee-shirts bleus » dans une ambiance des plus favorables. À l’annonce des résultats de Laurent Prunier, seuls quelques militants avaient tenté une salve, sans grande conviction. Le bras levé, « François François » est ensuite descendu vers les siens pour quelques louches et bisous de circonstance sous le regard attendri de Laurence Landry, réélue conseillère municipale, qui avouait d’une petite voix, « de toute l’élection, c’est le moment que je préfère ». Et après ça, on voudrait encore nous faire croire que ces gens-là n’ont pas de cœur.
Steven Le Roy
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Ovation à trois reprises pour les militants socialistes, hier soir, à la mairie de Brest. Banderoles déployées et applaudissements ont salué les victoires de François Cuillandre, Jean-Luc Polard et Réza Salami.
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