Cuillandre II
François Cuillandre portera donc, pour la seconde fois consécutive, la ceinture tricolore de maire de Brest. Une performance qui lui permet de rejoindre au palmarès des municipales son prédécesseur Pierre Maille. Affirmer que ce succès, inscrit dans les résultats du premier tour au terme d’une campagne sans grande passion, est tout sauf une surprise relèverait de la litote. François Cuillandre a su convaincre une grande majorité de Brestois de la réussite de son bilan et le dossier tramway, visiblement sur les rails dans les esprits, s’est révélé pour lui moins épineux que pouvaient l’espérer ses adversaires. Pour assurer sa réélection, il s’est appuyé sur une recette politique éprouvée avec la constitution d’une liste classique d’union de la gauche (socialistes, communistes, verts, divers-gauche) soudée autour de lui. Nul besoin de recourir à des ingrédients parfois à la mode ailleurs : la poivrée extrême-gauche, et la danse du centre en direction d’un MoDem chamallow. La tâche ne lui a pas été compliquée, loin s’en faut, par les éternelles divisions de la droite locale. Le jeune UMP Laurent Prunier a tenté un coup de poker en se défaisant de tous ceux considérés à ses yeux comme les auteurs des défaites précédentes. Il est sorti vainqueur du duel interne qui l’opposait à Fortuné Pellicano, lequel, cerise sur le gâteau, s’est incliné face au socialiste Reza Salami dans le canton de Brest-Centre réputé imperdable pour la droite. Résultat : l’opposition brestoise poursuivra pendant six ans sa traversée du désert commencée voici près de 20 ans.
André Rivier
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