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Élections. Carton plein de la gauche
57,6 % en 2001, 60,7 % en 2008 ! La ville de Brest, détenue par le PS sans interruption depuis 1989, a une nouvelle fois, hier, confirmé son ancrage à gauche. Rongée par ses divisions, la droite est même parvenue à perdre son dernier canton brestois...
Les Brestois ont, une fois encore, hier, manifesté leur confiance envers la gauche et, à l’inverse, leur défiance envers une droite locale minée par des dissensions sans cesse renouvelées. Dans l’entre-deux tours, la liste de la majorité sortante est parvenue à progresser de 15 points, améliorant encore son score de 2001. « C’est une victoire sans appel et une grande satisfaction, commente François Cuillandre. Ceux qui voulaient un référendum sur le tramway l’ont eu ! Et je suis persuadé que les Brestois seront heureux de cet équipement en 2012, comme le sont les habitants du Mans, où le tram est en circulation depuis trois mois et où le maire sortant l’a emporté au premier tour ».
Le Borgne dans le viseur Le maire de Brest a aussi un mot pour ses adversaires de droite qui ne se sont pas épargnés au cours de la dernière semaine : « On ne gagne jamais à se livrer à des attaques personnelles. À ce jeu-là, on ne réussit qu’à dégoûter l’électeur... ». Il est vrai que dans le camp d’en face, les couteaux sont tirés. Laurent Prunier - dont la liste a sensiblement progressé en une semaine, de 21 à 28,6 % des voix et qui promet « une opposition constructive » - a bien dressé quelques louanges, hier, mais uniquement à l’attention du maire sortant « pour sa brillante réélection ». En revanche, ses propos envers son concurrent Pellicano ont été peu amènes : « En se maintenant, il a fait le jeu de la gauche. C’est un diviseur. De plus, il a utilisé des méthodes indignes ». L’utilisation d’une photo sur la profession de foi de l’intéressé aux municipales, posant aux côtés de l’UMP Jacques Le Guen et du MoDem Michel Canévet, alors que ceux-ci ne le soutenaient qu’aux cantonales, a ulcéré le camp Prunier. Durant deux jours, il fut même question d’un éventuel recours. Finalement, l’affaire devrait en rester là. « En se rendant à ma permanence électorale, ils savaient où ils étaient... », se défendra benoîtement Fortuné Pellicano. Quant à la victoire de Réza Salami, « son responsable en est Jean-Yves Le Borgne, dont je souhaite l’exclusion, affirme Laurent Prunier. En se présentant contre le candidat officiel de l’UMP, il a permis l’accession au second tour d’un mauvais candidat (Fortuné Pellicano, bien entendu...), parachuté sur le canton... ». Pellicano sort les crocs Ce dernier, vaincu aux cantonales et dont le score au second tour des municipales s’est avéré médiocre (il est passé de 11,7 à 10,7 %), a tout d’un bloc déploré, hier, « l’attitude inadmissible et irresponsable » de Jean-Charles Jézéquel qui a refusé de le soutenir au second tour sur Brest-Centre et critiqué les représentants du MoDem « incapables de faire un choix et de l’assumer » et « M. Le Borgne » qui « par son semblant de soutien (...) n’a pas fait non plus le choix de la clarté ». Même son de cloche aux municipales, où Laurent Prunier n’aurait « pas lésiné sur les attaques personnelles et les méthodes anti-démocratiques »... Etc, etc. C’est reparti pour six ans ?
Patrice Le Berre
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Bain de foule pour le socialiste François Cuillandre qui a remporté les municipales avec 60,68 % des voix, hier, au second tour.
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