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Municipales. Une triangulaire pour la forme
Les électeurs brestois devraient avoir le choix entre trois listes dimanche : celles de François Cuillandre, 45,8 % hier, de Laurent Prunier (21 %) et de Fortuné Pellicano (11,7 %), ces deux derniers n’ayant aucune volonté de s’allier.
Les jeux sont déjà faits, ou presque, pour le second tour de dimanche. La liste de la majorité sortante a remporté un vif succès lors du scrutin : elle retrouve intact son résultat d’il y a sept ans, en dépit de la présence face à elle de six listes, contre cinq en 2001. Satisfaction supplémentaire : son projet de tramway, vilipendé par la droite depuis des années et encore brandi comme un chiffon rouge ces derniers jours, est visiblement accepté par la majorité de l’électorat, pour qui le refus du tram est désormais un combat d’arrière-garde. Prunier et Pellicano irréconciliables Déception en revanche pour Laurent Prunier qui entendait incarner le « renouveau de la droite ». Ses 21 % d’hier, malgré l’étiquette UMP et la présence sur sa liste de pas moins de quatre autres partis, condamnent ses troupes à un gros travail avant d’espérer être un jour en mesure de récupérer la ville de Brest. Recalés de la liste, Claudine Péron et Benoît de Cadenet avaient beau jeu, hier soir, de souligner que l’absence dans l’équipe de Laurent Prunier « d’élus d’expérience connaissant les dossiers » n’a sans doute pas été un bon choix et, en tout cas, ne lui a « rien rapporté ». Laurent Prunier regrette-t-il de s’être associé à l’exclusion de Fortuné Pellicano de l’UMP ? Réponse : « Non. L’UMP a beaucoup à gagner à la clarté... ». Sourire, en revanche, du côté du même Pellicano, dont le pari d’exister indépendamment de son ancien parti l’UMP est gagné, puisqu’il peut se maintenir au second tour et qu’il n’a pas l’intention de s’en priver : « Les électeurs, annonce-t-il, auront le choix dimanche entre la liste de François Cuillandre, la droite dure et la droite populaire, humaniste et modérée que je représente ». Cabon inflexible Nulle fusion, donc, à attendre cette semaine entre ce que la tête de liste du MoDem Mikaël Cabon qualifie de « deux listes sarkozystes ». Déçu de ses 8,6 %, il se refuse à toute fusion, condamnant le parti de Bayrou à se passer d’élus brestois durant six ans et se privant donc de tribune à la ville et à BMO. « Nos valeurs ne seront pas présentes au second tour. Je ne donne pas de consigne de vote. Pour ma part, je voterai blanc dimanche ». A noter le bon score de « La Gauche debout ! » (9 %), malgré tout insuffisant pour se maintenir au second tour. Etrangement, ses responsables déclarent toujours espérer une ouverture de François Cuillandre en leur faveur, en dépit de refus réitérés de l’intéressé. Ils peuvent aussi en vouloir à leurs frères ennemis de Lutte ouvrière et du Parti des travailleurs qui, par leur présence à ces élections, auront empêché l’extrême gauche d’obtenir ses premiers élus à la ville de Brest.
Patrice Le Berre
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Lors de la proclamation des résultats, dans le hall de la mairie, une foule nombreuse, majoritairement acquise à la cause de François Cuillandre, avait le sourire.
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