Municipales. Seule contre tous ?
Gaëlle Nicolas a créé la surprise en virant en tête au premier tour. Dans sa roue, Yolande Boyer n’a que peu de réserve. L’issue du scrutin dépendra de la position adoptée par les deux autres candidats.
Rien n’est joué. Et pourtant. Les résultats de ce premier tour ont fortement compromis les chances de la maire sortante, Yolande Boyer. Ne disposant d’aucune réserve à gauche, la candidate socialiste n’a plus beaucoup d’atouts dans son jeu. Elle peut encore parvenir à remobiliser une partie de son électorat, mais la participation de 76 % des inscrits à ce scrutin ne lui laisse que peu de marge. Ou elle peut bénéficier de la dispersion des votes : si ces trois adversaires ne trouvent pas de terrain d’entente, ils pourraient tous choisir de se maintenir. On se retrouverait dans le même schéma que dimanche soir. Et comme seules 24 voix séparaient Yolande Boyer de Gaëlle Nicolas... tout redeviendrait possible. Le dialogue est ouvert Les discussions ont commencé, dès dimanche soir, et se poursuivent encore. Jean Baraër, qui s’est toujours déclaré « ouvert au dialogue », tient ses promesses. Il annonce être en contact avec Gaëlle Nicolas et Xavier Boullet. Mais refusait, hier soir, de se positionner clairement. Même prudence du côté de Xavier Boullet. Le futur gendre de Christian Ménard n’a recueilli que 10,53 % des suffrages. Ses 291 voix lui permettent cependant de se maintenir au second tour ou de peser dans le résultat final. Il se prononcera aujourd’hui en fin d’après-midi. S’il devait se désister, ses voix seraient en toute probabilité reportées sur Gaëlle Nicolas, assez proche idéologiquement. La candidate divers droite s’ouvrirait alors un chemin royal vers la mairie. Méfiance. La politique n’est pas toujours mécanique. Et Jean Baraër, suivant son positionnement, pourrait bien être le grain de sable qui fera dérailler l’engrenage électoral.
Vincent Lastennet et Thomas Dao
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