Municipales. La surprise Moysan
Alors que tout le monde se focalisait sur le score de Jean-Jacques Fabien, Daniel Moysan a créé la surprise en chipant la première place à Dominique Trétout. Sale temps pour la gauche.
Jean Cornec peine à y croire. Lui qui se baladait en fin d’après-midi tout sourire dans le bureau de vote de la mairie. Lui qui pensait que le score de Jean-Jacques Fabien déterminerait l’issue du scrutin... Comme la majorité des observateurs en réalité. Et non. Surprise ! Daniel Moysan, le candidat divers-droite vire en tête avec près de 45 % des suffrages. La socialiste Dominique Trétout flirte avec les 41 %. Un ballottage défavorable. Voire très défavorable pour la première adjointe de Jean Cornec compte tenu du score de Jean-Jacques Fabien, ce fameux score tant attendu : 14,46 %. Le leader historique de la droite crozonnaise, passé à la tête d’une liste sans étiquette, a annoncé qu’il comptait se retirer. Où peut donc aller son électorat ? La logique voudrait que les partisans de Fabien rallient le camp Moysan, théoriquement plus proche idéologiquement. Mais rien n’est moins sûr, car les relations tendues entre les deux hommes pourraient avoir des conséquences sur le report de voix. Dominique Trétout s’accorde un autre motif d’espoir : l’abstention. 68,62 % des personnes inscrites sur les listes électorales ont participé au scrutin. C’est peu ? Pas tant que ça : en 2001, le taux de participation était de 65 %. Les scrutins se suivent et ne se ressemblent pas. Mais la candidate socialiste reste persuadée qu’il est possible « de remobiliser la population ». Tout va se jouer cette semaine. La liste de Dominique Trétout conserve une chance de l’emporter. Mais on peut d’ores et déjà tirer deux leçons de ce premier tour. D’une part, les Crozonnais ont montré qu’ils souhaitaient renouveler les politiques de la commune. Et de l’autre, ce scrutin confirme la bonne santé de la droite sur le territoire qui remporte près de 60 % des suffrages. À moins, bien sûr, que l’on considère que Jean-Jacques Fabien n’est pas de droite.
Vincent Lastennet
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