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Le Parti socialiste veut ratisser très large
Les discussions vont bon train à Fouesnant pour la liste d’ouverture à gauche qu’entend mener le Parti socialiste aux municipales. Une liste qui, on le sait déjà, ne sera pas conduite ni par Nathalie Conan, conseillère générale ni par Gérard Mével, conseiller régional.
Jean-Jacques Urvoas, député et patron du Parti socialiste finistérien est on ne peut plus clair. « Nathalie Conan respectera à la lettre les engagements qu’elle avait pris en 2004. À savoir, le non-cumul des mandats. Il est donc impensable qu’elle se présente comme tête de liste aux élections municipales à Fouesnant ». Ce faisant, le PS local se prive d’une candidate qui aurait pu ratisser assez large chez les jeunes électeurs. Gérard Mével souhaite tourner la page Le PS fera aussi sans Gérard Mével « qui préfère tourner la page » comme le souligne Jean-Jacques Urvoas. « Il estime qu’il appartient à une génération qui n’a plus à être en première ligne. Et qu’il est du devoir d’autres militants de se présenter. » Effectivement, Gérard Mével fait figure d’adversaire historique de Roger Le Goff. La première fois qu’il s’est présenté contre lui c’était en 1977. La dernière fois, c’était en 2001 à la tête de « Fouesnant à Venir ». À plusieurs reprises, on a entendu le nom de Robert Tanguy, socialiste bien connu sur la place locale. Contacté hier, ce dernier a nié vouloir prendre les rênes de la nouvelle liste d’opposition. Qui les tiendra ? « Réponse dans quelques jours, promet Jean-Jacques Urvoas. Que nos électeurs se rassurent. Nous ne sommes pas en panne de responsables ». Clin d’œil au centre Parallèlement à ces discussions internes au PS, les socialistes peaufinent les différents accords qu’ils pourraient passer avec le PCF et les Verts. Deux formations qui les rejoindraient dès le premier tour. Surprise de taille, on pourrait retrouver dans cette liste, le nom de Catherine Le Floch, ancienne adjointe aux affaires sociales de Roger Le Goff. Il existe entre cette centriste affichée - suppléante de la candidate MoDem Isabelle Le Bal aux dernières législatives - et le maire un vieux contentieux. En 2001, elle avait mené une liste dissidente qui avait obtenu près de 20 % des voix au premier tour. Jean-Jacques Urvoas ne parle pas de réelles discussions pour l’instant. « Juste quelques paroles échangées entre deux portes. » En tout état de cause, cette carte centriste pourrait être écartée par d’autres composantes de la liste résolument axées à gauche.
Didier Déniel
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