Municipales. André Bernard et Marguerite Morvan
L’électorat fouesnantais sait désormais qu’il aura à choisir entre trois listes aux municipales. Un candidat très connu, Roger Le Goff, un second présenté dans nos colonnes, Robert Tanguy, et un troisième, André Bernard, qui souhaite associer à son nom celui de sa première colistière, Marguerite Morvan, au titre du « travail d’équipe ».
André Bernard, 64 ans, est marié, père de quatre enfants et cinq fois grand-père. D’origine quimpéroise, « Mon père était charron à Locmaria », il revendique ses origines modestes et se veut : « Un pur produit de l’école publique ». Il aura en effet réalisé toute sa carrière professionnelle dans l’éducation Nationale. Instituteur à 19 ans, « j’ai passé 4 ans à l’Ecole Normale (EN) », il retourne sur les bancs à 43 ans pour passer une licence d’histoire, son Capes, et à 47 ans, une agrégation d’histoire. Après 25 ans d’enseignement (Plogastel-Saint-Germain, La Tour d’Auvergne à Quimper, etc.), il devient proviseur adjoint à Concarneau, à Lorient avant d’achever sa carrière comme proviseur au lycée de l’Harteloire de Brest. Une liste résolument « anti-libérale » Il s’engagera politiquement dès son inscription à l’EN, « C’était une tradition ». Dès 1958, il prend parti contre la guerre d’Algérie et participe à sa première manif. Tout naturellement, André Bernard est candidat aux élections municipales de Quimper, en 1971. « Puis aux cantonales de 76 et 82 à Plogastel ». Fin 80, il s’installe à Fouesnant et se présente en 1995 sur la liste PC de Jean-Claude Le Guen. Mais c’est avec Fouesnant Avenir, qu’il entrera au conseil municipal en 2001. Défenseur assidu des valeurs de gauche, il mène une liste résolument « anti-libérale ». Marguerite Morvan : « Il y a tant à faire » Le parcours de Marguerite Morvan est sensiblement différent de celui de son leader. « Mais tous deux militants du Parti communiste, nous nous sommes retrouvés dans nos idées ». La première colistière de « La Gauche... Naturellement » a de l’expérience. Elle a déjà exercé deux mandats de maire adjointe chargée des affaires sociales à Carhaix, de 1977 à 1989. « Une commune qui avoisinait alors les 10.000 habitants ». Mais c’est la première fois qu’elle se présente à Fouesnant. Car elle a quelque peu bourlingué, au gré des affectations de son mari, marin d’État. « J’ai débuté ma carrière professionnelle comme brodeuse mécanicienne à Carhaix, avant de m’occuper de mes deux enfants ». Elle dit s’engager pour la réalisation de projets simples mais essentiels. « J’aimerai œuvrer pour le maintien à domicile des personnes âgées, par exemple. Ou pour la création d’aires de jeu pour les enfants. Il y a tant à faire ».
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Marguerite Morvan, elle, est révoltée par les injustices et souhaite œuvrer pour plus de proximité à Fouesnant.
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