En campagne. Benjamin et Michel (LCR)
Un demi-siècle d’écart entre Benjamin Le Coat (20 ans) et Michel Couanault (68 ans) mais des valeurs communes qui les ont rassemblés sur la liste LCR de Janine Carrasco. Troisième volet d’une série « militants en campagne ».
« Ça ne sert à rien de s’énerver devant sa télé, il faut agir si l’on veut changer les choses », explique Benjamin Le Coat, 20 ans. C’est tout naturellement que le boulanger-pâtissier, militant actif de la LCR depuis plus d’un an, a rejoint la liste de Janine Carrasco pour les municipales quimpéroises (12 e position). Michel Couanault, médecin à la retraite de 68 ans, n’a, lui, jamais adhéré à un parti auparavant. Mais devant « l’évolution de nos sociétés et de ce qui se passe au niveau national », il a choisi de réagir en intégrant le mouvement car « c’est celui qui correspond le mieux à mes aspirations sociales et politiques ». Malgré la différence d’âge, tous deux se rejoignent sur « la révolte nécessaire face à l’injustice ». Révoltés à vie De son aîné, Benjamin retient : « Il a gardé ses convictions et c’est encourageant. Combien de fois j’ai entendu « tu verras, ça te passera ! » Et bien non, ces idéaux ne sont pas une lubie de jeunesse. Un autre monde est possible, il n’y a pas de fatalité ». Michel poursuit : « Il a raison, il ne faut pas se laisser abattre et aborder de front les véritables problèmes de fond. La mondialisation a des conséquences sociales désastreuses ! Le privé est en train de mettre la main sur des secteurs qui devraient revenir au public. L’eau, par exemple, ne doit pas être une marchandise. Sa remunicipalisation est d’ailleurs une des propositions phare du programme de Carrasco ». Enthousiaste, Benjamin reprend : « Exactement ! Et puis, il y a les valeurs d’antiracisme, de féminisme et d’écologie. Mon premier contact avec la LCR c’était lors d’une manifestation de soutien aux faucheurs d’OGM ». 2002, réveil d’une conscience politique
Quand on l’interroge sur les raisons de cet engagement précoce, Benjamin rétorque : « Le premier tour de l’élection présidentielle de 2002 a été un tel choc que j’ai commencé à m’intéresser à la politique. Je n’avais que 15 ans mais je me suis reconnu dans le discours de la LCR. À l’époque, j’étais en apprentissage et je trouvais qu’il y avait des choses à faire pour revaloriser la filière. Moi, j’apprenais mon métier avec des profs compétents et passionnés mais, à l’extérieur, je voyais bien les haussements de sourcils des gens, l’air de dire « c’est parce qu’il est en échec scolaire qu’on l’a mis en apprentissage ». Je me lève à 2 h du matin pour exercer ma profession et elle mérite tout autant de respect que d’autres ». En guise de conclusion de leur rencontre, Michel propose une poignée de main franche et virile pour sceller le partage de leurs idéaux. Benjamin s’exécute avec entrain.
Gwenn Hamp
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Le pont des idées entre générations est à l’ordre du jour à la LCR.
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