La répartition des sept groupes
Les deux listes Poignant et Le Bigot avaient annoncé la couleur avant le premier tour : l’union était non seulement prévue mais calculée. La fusion des listes s’est faite selon une règle mathématique. En obtenant 16,8 % des suffrages dimanche, la liste de Daniel Le Bigot a atteint la barre haute des simulations, du moins celles faites par la liste Bernard Poignant. Ce score lui offrait seize places sur une liste d’union dont douze d’éligibles (lire ci-dessus). Il n’y a pas eu de surprise au moment de la fusion. Les seize candidats placés à la fin de la liste Poignant ont quitté la scène et ont été remplacés par les seize premiers candidats de la liste Le Bigot. La nouvelle liste Poignant réunit aujourd’hui des candidats issus de sept formations différentes : 25 candidats présentés par le Parti socialiste, seize candidats par les Verts, trois par le Parti communiste, deux par l’UDB, un du Parti radical de gauche, un des Démocrates du centre, un de Kemper 2010 (ces cinq dernières formations étaient présentes sur la première liste Poignant). Les prévisionnistes ont aussi pris en compte le nombre d’élus en cas de victoire. La liste gagnante obtiendra dimanche au moins 37 élus sur 49. La gauche espère pousser jusqu’à 38 élus. Ce qui voudrait dire, par exemple, que Dominique Boe est sûr d’être élu en cas de victoire de la gauche, Janick Yvon conservant aussi une chance. À noter, pour clore ce tour d’horizon, que sur quatorze postes d’adjoint prévus, les Verts obtiendraient quatre postes, le Parti communiste un et l’UDB un. Sur la liste présentée, ci-contre, il ne faut pas lire les 14 premiers noms après la tête de liste comme ceux des quatorze adjoints potentiels, la répartition se faisant sur d’autres critères qui incluent notamment la délégation aux vice-présidences de la communauté.
Ronan Larvor
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