Mairie. L’équipe Poignant investie hier
La nouvelle équipe municipale quimpéroise, largement rose et verte, a été investie hier matin. Bernard Poignant (PS) a été élu maire et 14 de ses colistiers adjoints, une semaine après leur succès électoral.
« J’accepte la proposition ! » Éclats de rire parmi les nouveaux élus quimpérois et le public, jamais aussi fourni, dans la salle du conseil municipal, hier matin. La formule vient de Bernard Poignant, sans surprise seul candidat en lice pour l’élection du maire 2008-2014. Un tour de vote plus tard, il est élu à la majorité absolue (38 voix pour, contre onze bulletins blancs ou nuls de l’opposition). Ban d’applaudissements. Émotion palpable. Une semaine après les 55,7 % obtenus par sa liste gauche plurielle, le socialiste insiste d’abord sur le fait « que quatre des cinq listes de la campagne sont représentées ici, soit 93,5 % des Quimpérois qui ont voté le 9 mars », au premier tour de l’élection municipale. « L’une d’entre elles ne l’est pas. J’espère qu’un jour cette sensibilité politique s’ouvrira à l’esprit de compromis et de réalisme nécessaire pour participer à la gestion d’une ville », a-t-il poursuivi, en référence à l’extrême gauche. Le désormais trois fois maire de Quimper a, par ailleurs, redécrit, hier matin, ses engagements de campagne et l’esprit dans lequel son équipe de diverses sensibilités de gauche allait travailler dans les six ans à venir (Le Télégramme des 18 et 19 mars). Il s’est notamment assigné trois devoirs : « Maintenir la cohésion de la majorité municipale ; respecter la diversité des opinions, y compris dans cette majorité ; garantir les droits des deux minorités (NDLR : de droite et centriste) qui ne seront peut-être pas deux oppositions ». Seule petite surprise de l’agenda d’hier : le Vert Daniel Le Bigot a pris la 3 e place de l’exécutif municipal, alors qu’il était 4 e sur la liste. Tous les nouveaux adjoints ont été élus, eux aussi, à une large majorité (sans les votes nuls de l’opposition).
Bruno Salaün
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