Marcelle Ramonet. « Notre bilan est sévèrement sanctionné »
Siège de campagne de Marcelle Ramonet, place de La Tourbie. Les visages se crispent. Les premiers résultats viennent de tomber sur le site de Quimper. Ils sont sans appel. Marcelle Ramonet, entourée de deux colistiers, Philippe Calvez et Georges-Philippe Fontaine, ne détache pas son regard des tableaux. Sous des apparences impassibles, on la sent tendue. Prête à décocher quelques flèches. En direction de son propre camp, la droite quimpéroise. « On sait déjà que quand on est uni, c’est toujours dur de gagner sur Quimper. Cela fait quatre élections que l’on perd sur la ville. On est sévèrement sanctionné. Notre bilan n’a pas répondu aux attentes des Quimpérois ». Le score réalisé par le MoDem, emmené par Isabelle Le Bal, suscite un certain effarement. « Elle améliore son score par rapport au premier tour. Il faudra en tenir compte », admet du bout des lèvres l’ancienne première adjointe d’Alain Gérard. Lui non plus n’échappe pas à sa rancœur. « La règle veut que l’on soutienne toujours son camp. Quimper, est l’une des rares villes de France où le maire sortant ne l’a pas fait. Or, il n’y avait pas de conflit de pouvoir entre nous. Il porte une lourde responsabilité dans cet échec et je le lui dirai. Certains d’entre nous l’ont déjà fait ». La pilule est amère. La déception difficile à masquer. « Ce n’est pas moi que les Quimpérois sanctionnent. C’est la politique de Sarkozy. Mais les réformes doivent se faire. Mais à moins d’un coup d’état, Sarkozy est encore élu pour quatre ans ». Vers 20 h, les membres de sa liste l’ont rejointe. Ce soir, on dîne dehors. À la Taverne de Maître Kanter. Jeudi, toute l’équipe sera réunie pour un débriefing. Cette fois autour du chef de file de l’opposition. Elle a obtenu huit sièges. Avec cette volonté : « Préparer l’avenir ».
Cathy Tymen
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