Quimper 2014. Le contrat de la gauche
« En mars 2014, nous aurons réussi si... » Ambitions du nouveau maire PS Bernard Poignant formulées durant la campagne. Et contours d’un « contrat de confiance » avec ses alliés de la gauche plurielle.
Vue de Quimper, « la gauche rassemblée c’est non seulement un projet municipal, mais aussi un creuset pour l’avenir de la gauche », prétend le nouveau maire socialiste Bernard Poignant. Dans cette perspective, pour les six ans à venir, le nouveau maire considère qu’il a passé « un contrat de confiance » avec ses partenaires de gauche (sept formations). Un contrat pour lequel, assure-t-il, « les socialistes doivent éviter toute hégémonie, car le PS ne fera rien tout seul ». Depuis cette déclaration, les écologistes quimpérois ont, comme prévu, rejoint sa liste. Avec 12 élus sur 38, dont quatre adjoints et deux vice-présidences de Quimper-Communauté. Leur leader Vert Daniel Le Bigot a rappelé leurs intentions lors du meeting d’entre deux tours de la gauche.
« Nous serons vigilants » « Évidemment, nous serons vigilants sur certains points, comme les transports, le plan de déplacements urbains, la culture, la participation des citoyens, la solidarité, l’économie (etc.) », a signifié l’écologiste. De son côté, Bernard Poignant a placé, lors de ce même meeting, « la cohésion de l’équipe » au rang des principes phares de son action. « Car la déchirure, c’est la paralysie », a-t-il prévenu. Il est probable - « valeurs communes » et « fusion intervenue dans la clarté » - que les uns et les autres partageront nombre de projets nourris par les socialistes pour l’avenir de Quimper. « Pour que nous soyons fiers de notre action en mars 2014, le chômage devra avoir baissé et nous aurons agi pour la qualité de l’emploi ; le nombre des bénéficiaires des minima sociaux devra avoir baissé ; il nous faudra avoir largement franchi le seuil des 20 % de logements sociaux ; avoir été irréprochables dans le domaine de la garde des enfants ; Quimper devra être une ville sûre et propre ; il nous faudra effectivement être à 3 h de TGV de Paris, à 1 h 30 de Rennes et Nantes, à moins de 1 h 10 de Brest », a-t-il notamment égrené mercredi 5 mars. Plus que l’union Et puis, a-t-il ajouté, « nous aurons changé les quartiers de la gare, de la Providence, de Locmaria ; nous aurons installé un couloir de bus sur les quais et des parkings en périphérie ; la place Terre-au-Duc sera devenue piétonne, Kermoysan sera devenu un quartier attractif, nous aurons construit un éco-quartier, nous appliquerons l’Agenda 21... » « Bref, en 2014 nous aurons une ville dont on pourra dire que la gauche l’a transformée » ambitionne le désormais trois fois maire de Quimper. Et au-delà ? « Nous devrons jouer un rôle fédérateur et entraînant pour la Cornouaille », n’a cessé de répéter le socialiste durant la campagne. « Je fais un grand reproche à Alain Gérard (le maire UMP sortant), c’est de ne pas y avoir assumé sa place puis de l’avoir quittée. » Depuis dimanche, la Cornouaille a changé : plusieurs villes moyennes y sont désormais tenues par la droite. Il faudra donc y rechercher bien plus que l’union de la gauche...
Bruno Salaün
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Les Verts seront tout sauf des alliés passifs dans l’équipe que Bernard Poignant devrait dévoiler dimanche.
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