Certes, René Le Floch vire en tête (25,29 %). Mais avec un score cumulé de 40,87 %, la gauche peut espérer faire basculer Clohars-Carnoët dimanche prochain.
On les annonçait serrées. Elles le sont. Le premier tour des municipales à Clohars-Carnoët offre aux cinq listes en course la possibilité de se maintenir. Et à la gauche, certainement conduite par Jacques Juloux, une chance de ravir la mairie à un René Le Floch que les électeurs ont néanmoins placé en tête : 25,29 %. Hier soir, dans une salle des fêtes bondée, les Cloharsiens ont confirmé leur sens civique qui, toute cette journée dominicale, s'était exprimé dans les urnes. Le taux de participation dépasse, en effet, les 75 %. « Il y a du monde qui s'intéresse aux élections », se félicitait d'ailleurs René Le Floch, lors de la déclaration des résultats. Une participation record, qui donne encore plus de poids aux résultats. Lesquels voient quatre listes se tenir dans un mouchoir.
Division à droite
Avec 25,29 % des voix, René Le Floch arrive en tête. La prime au sortant mais aussi, selon lui, « le poids de mon bilan ». Pour autant, le maire reste prudent quant à l'issue du second tour. « Cela va être dur, tout le monde peut se maintenir. Si la gauche fait alliance, cela va être difficile. Il va falloir se battre ». D'autant que le maire sortant ne veut pas entendre parler d'alliance avec Joël Chenot : « J'aime pas les traitres ! ». Avec 20,71 %, Joël Chenot se place troisième. Et « donne rendez-vous au second tour ». Une division à droite qui pourrait faire le jeu de la gauche.
Union à gauche
Jacques Juloux, avec ses 21,20 % se dit confiant. « On est parti pour gagner. Il va falloir se donner les moyens ». Comme de faire alliance avec Hervé Prima. Arrivé en quatrième place (19,67 %), ce dernier ne « souhaite pas rediviser la gauche », assurant qu'il n'y aura « qu'une seule liste ». Quant à la cinquième, conduite par Michel Fleury, elle obtient 13,13 % des suffrages et confère à sa tête de liste un rôle d'arbitre entre une gauche conquérante et une droite fratricide. Un Fleury bien décidé « à tout faire pour que le maire ne passe pas ».