Avec 44,11 % des suffrages, l'union de la gauche a très bien résisté. Ce qui n'est pas le cas de la droite, qui a été en partie croquée par la liste d'André Hartereau. Dimanche, ils seront encore trois en lice.
Le maire sortant, le communiste Gérard Perron, conduisait une liste d'union de la gauche avec les socialistes, les Verts et l'UDB (Union démocratique bretonne). Avec son score de 44,11 % des suffrages, il prouve que la gauche traditionnelle est bien implantée dans sa ville.
La droite « croquée »
En face, un constat unanime : la droite menée par Laurence Hermann a été croquée par la liste Hennebont Initiatives Citoyennes conduite par André Hartereau. Ce dernier obtient le score important de 32,54 %, alors que la droite qui, en 2001, avait obtenu 37,88 %, n'atteint que 23,35 %. Une évidence donc, l'électorat de droite a été en partie séduit par le programme et les méthodes politiques proposés par les amis d'André Hartereau : la « démocratie participative ». Mais cela n'a sans doute pas trop convaincu les électeurs de gauche qui sont restés fidèles à l'équipe de Gérard Perron.
Ambiance tendue
Hier, à la mairie, l'ambiance était manifestement tendue. Au fil de la soirée, alors que les résultats s'affichaient sur l'écran installé dans la grande salle du conseil municipal, on sentait bien que le public comptait les points. Lorsque l'on regarde les résultats bureau par bureau, on s'aperçoit que Gérard Perron fait un score unique de plus de 60 % au Quimpéro. Un score jamais atteint par une liste précédemment. De même, à Langroix, il dépasse les 57 %. Un temps, il a pu croire qu'il pourrait remporter la victoire en un seul tour !
Le « cas » Saint-Caradec
Quant à la liste d'André Hartereau, son meilleur score est enregistré au bureau du centre socioculturel (41,23 %) et dans le quartier de Saint-Caradec (39,61 %) sur la rive droite du Blavet. Laurence Hermann fait aussi un score de plus de 30 % dans ce quartier, de même qu'à la gare où elle dépasse les 31 %.
Triangulaire dimanche
Dimanche prochain, il n'y aura pas d'union. De part et d'autre, les équipes sont claires. La gauche unie et solidaire de Gérard Perron joue son jeu. André Hartereau se dit « prêt à construire une politique autrement », à condition que la gauche l'accepte. Quant à Laurence Hermann, elle sait qu'Hartereau ne fera pas alliance avec elle. Aux électeurs de trancher dimanche prochain dans une nouvelle triangulaire. (paru le 10/03/2008)