« Changer de culture économique »
Jean Le Bot sera adjoint au maire chargé de l’économie si la liste de Fabrice Loher est élu. Il prône un guichet unique pour les entreprises.
Votre équipe fait campagne sur l’attractivité économique perdue de Lorient. Comment la lui redonner ? Il faut revoir la culture économique de Lorient . Depuis des années, on attend beaucoup des subventions de l’État. Il faut une véritable culture d’entreprise dynamique, où on n’attend pas. Il faut revoir la culture et pour ça il faut changer d’équipe.
Le projet de guichet unique qui figure dans le programme de votre équipe participe à ce changement de culture ? Oui, parce que c’est une nouvelle organisation. Aujourd’hui une entreprise qui veut s’installer à Lorient doit aller un peu partout. Il n’y a plus de liaison entre la chambre de commerce et la ville. Vue de l’extérieur c’est flou. Donc les entrepreneurs n’ont pas confiance et n’ont pas envie de s’installer ici.
Comment fonctionnera ce guichet unique ? Avec des cellules. Il y aura une cellule réparation navale, une pêche, petit commerce, tourisme... La liste n’est pas exhaustive. Chaque cellule sera constituée de gens compétents dans le domaine particulier. Trois ou quatre personnes pas plus, chargées des dossiers et du lobbying sur le secteur concerné, avec une direction. C’est une nouvelle structure, avec une feuille de route et des obligations de résultats, qui fera de la veille permanente. C’est une nouvelle façon de travailler.
Quel sera son statut ? On peut se baser sur celui d’Audélor (NDLR : l’agence chargée du développement économique de Cap l’Orient). Mais ça reste à définir. Ça ne sera pas une structure à côté d’Audélor. Audélor sera plutôt absorbée par cette structure. J’ai beaucoup travaillé avec l’Audélor, il y a des gens compétents. Mais ce n’est pas un guichet unique.
Vous souhaitez relancer le dossier sur la rénovation du bassin nº 1 de DCNS ? Oui, car l’élévateur à bateaux de l’anneau de Keroman ne peut pas hisser de bateaux de plus de 650 tonnes. Or un bateau de 150 m de long, c’est dix fois plus de travail qu’un bateau de 20 m de long ; il faut réactiver ce dossier. Si on n’a pas cet outil, les entreprises sous-traitantes vont perdre leur culture.
Et la pêche ? Il faut travailler davantage sur la partie politique. On s’est fait avoir sur les quotas de grands fonds. C’est un dossier politique. Même chose pour la répartition du plan Barnier. On a l’argent, mais on ne sait pas comment le répartir. Aux élus d’aider les professionnels à trouver des solutions.
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