Hennebont. G. Perron au bout du suspense
Gérard Perron a été réélu maire d’Hennebont... mais ce fut très, très chaud pour le communiste. La liste d’André Hartereau a bousculé celle du maire sortant, plaçant les deux adversaires au coude à coude jusqu’au bout.
Ce n’est pas passé loin. En substance, c’est ce que devait se dire, Gérard Perron, quand le résultat de l’avant-dernier bureau le plaçait finalement hors d’atteinte d’André Hartereau. Le bureau test de Kerpotence avait pourtant donné la tendance, accordant une assez nette avance de Gérard Perron (288 voix) sur André Hartereau (244) et sur Laurence Hermann (132). Mais l’écart se resserrait vite. Il ne restait que deux bureaux à donner. Perron : 41,58 %. Hartereau : 41,95 %.
Dans la salle du conseil municipal de l’Hôtel de ville, où s’était rassemblée une foule d’électeurs, la tension était palpable. Un étonnement qui trouvait pour partie sa source dans l’écart relevé au premier tour : plus de dix points entre les deux adversaires ! L’avant-dernier bureau, celui du Quimpéro, levait enfin le suspense : Gérard Perron l’emportait au sprint. Les applaudissements enthousiastes masquaient les « ouf » de soulagement et les soupirs de déception. Gauche désunie... ou pas En 2001, la liste de Gérard Perron n’avait pu réunir les électeurs verts de Michel Rolland. Cette fois, le leader des verts affichait un grand sourire : « Il fallait une liste de gauche unie, avec les Verts, pour l’emporter. Les électeurs de droite ont voté pour une liste de droite, celle d’Hartereau ». Sur cette analyse, Gérard Perron le rejoignait : « C’était le risque, vu les transferts de voix des électeurs de droite sur la liste d’André Hartereau. Sa liste avait une ambiguïté, elle se présentait comme une liste divers gauche, mais elle est apparue comme la liste qui pouvait rassembler la droite » analysait le nouveau maire, élu avec 42,91 % pour des voix (contre 45,64 % en 2001). Il ne cachait pas son soulagement. « Oui, on a eu chaud. La liste que j’avais l’honneur de conduire a remporté une courte majorité, mais une majorité tout de même. Nous tiendrons compte de ces résultats dans notre future mandature. L’urbanisation a peut-être été un peu rapide. Quand une ville bouge, ça pose des questions ». Des résultats qui faisaient dire à Laurence Hermann : « 56 % des Hennebontais ne se reconnaissent pas dans la liste de Gérard Perron. La seule chance que nous avions, c’était de mettre en place une alliance avec Monsieur Hartereau, elle a été proposée dès le premier tour. Cela n’a pas été possible. C’est Hennebont qui a perdu ». La droite obtient deux sièges, celle d’André Hartereau, qui a touché du doigt le fauteuil de premier élu, obtient finalement 7 sièges. « En se trompant d’adversaire, la liste de Mme Hermann a fait du tort à la nôtre et elle devra porter la lourde responsabilité de la politique de la ville de demain » commentait le vaincu, qui lançait à son adversaire : « La chape de béton posée sur cette ville est désormais fissurée, nous y avons planté de nouvelles graines qui vont y pousser et se développer. À 191 voies d’écart et pour un mouvement si jeune, c’est tout de même une belle réussite. Si ce n’est pas cette fois, ce sera sans doute la prochaine ».
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Gérard Perron, le nouveau maire, a été élu avec 42,91 % des voix.
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