François Goulard réélu avec 51,6 %
François Goulard, maire sortant, est réélu avec 51,6 % des voix contre 48,4 % à son adversaire Nicolas Le Quintrec. Le maire sortant, en mobilisant les abstentionnistes, est parvenu à refaire son retard. Mais il reprend aussi des voix à VPC.
Une soirée chaude dans une mairie archicomble. Et à l’extérieur un plateau de TV. Le résultat est tombé sous les applaudissements et les sifflets. Vannes reste à droite. François Goulard est le vainqueur d’un deuxième tour que tout le monde disait très serré. Le maire sortant l’emporte avec 51,59 % des voix contre 48,41 % à la liste d’union Gauche-VPC conduite par Nicolas Le Quintrec. Par rapport au premier tour, il effectue une remontée de cinq points ! Pour refaire son retard (46,6 % le 9 mars) et espérer coiffer au poteau la gauche, il devait compter sur un réveil des abstentionnistes et ramener au bercail les voix de droite qui avaient pu se laisser séduire au premier tour par VPC, la liste sans étiquette de Marion Le Berre.
En politisant le débat entre les deux tours, en stigmatisant l’attitude « ambiguë » de cette troisième liste, en soulignant la présence de l’extrême-gauche dans la liste de fusion, François Goulard est parvenu à provoquer le sursaut de la droite. Remontées spectaculaires La participation qui grimpe de plus de cinq points par rapport au premier tour lui a certainement permis de faire la différence. Sur les bureaux traditionnellement acquis à la droite, il effectue des remontées spectaculaires : treize points de progression à l’école élémentaire Calmette, dix à l’auditorium des Carmes, neuf à l’école maternelle Descartes, mais aussi 5,6 à hôtel de ville ! Des bureaux où VPC avait réalisé de bons scores au premier tour, ce qui confirme un report partiel de voix VPC vers François Goulard. La gauche sur son bastion Alors que ce dernier arrive en tête dans 18 bureaux, son adversaire Nicolas Le Quintrec vire en tête sur douze bureaux, ceux traditionnellement acquis à la gauche (Ménimur, Kercado, Cliscouët). Il passe même les 60 % sur trois bureaux. En revanche, il ne parvient pas à creuser un véritable écart aux ateliers artistiques de Ménimur ! Soulagement à droite Tendus au début de la proclamation des résultats, les visages des colistiers et des sympathisants de François Goulard se sont progressivement détendus au fil des résultats, jusqu’à l’explosion de joie lors de la proclamation finale. François Goulard a rendu hommage à son adversaire pour sa « constante et remarquable courtoisie républicaine ». Le vainqueur de l’élection, qui a reçu entre les deux tours des soutiens de Xavier Bertrand, Jean-François Coppé et Michèle Alliot-Marie, ne cachait pas sa grande satisfaction : « Le contexte national était difficile et les résultats sur le Morbihan ne sont pas bons pour la majorité. Ce n’était pas acquis d’avance, c’était un deuxième tour très disputé, éprouvant. Il y avait de la part de la liste adverse une incontestable tension, avec de petits incidents. Mais c’est passé ! C’est humain ». François Goulard évoque aussi une autre difficulté : « Une des deux listes s’était présentée soit comme centriste ou sans étiquette. Cela n’a pas facilité la tâche. Il y avait de nombreux éléments d’incertitude mais il y avait des réserves. Je savais qu’il y aurait des pertes dans l’opération de fusion ». Quelle attitude adoptera-t-il vis-à-vis de sa nouvelle opposition ? « Quand on voit ailleurs de bonnes idées, nous les prenons, dit-il. Par exemple les Vélibs parisiens. Je ne suis fermé à rien mais l’autre équipe avait plus des formules que des solutions ! ». La campagne a mis en exergue les sujets de vie quotidienne, François Goulard a dit qu’il en tiendrait compte.
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François Goulard sort vainqueur d’un second tour que tout le monde attendait serré.
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