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VPC. L’association interface entre ses élus et le terrain
La stratégie VPC prend forme. L’association du même nom sera le relais des quatre élus avec le terrain pour les six années à venir. Elle pourrait même avoir un droit de regard sur leur vote au conseil.
Débriefing de VPC mardi soir au Pac... « 22,9 % au premier tour, c’était inattendu. Mais on aurait aimé faire plus pour avoir une autre tête de liste et probablement l’emporter face à François Goulard », analyse Sylvain Coquerel avec une semaine de recul. Une semaine qui a permis à VPC de digérer la défaite. « On a perdu un peu à cause de l’électorat du centre qui n’a pas accepté la tête de liste socialiste au deuxième tour ». Une militante confirme : « Le fait d’être sans étiquette et de rejoindre au deuxième tour une liste de parti, cela a joué ». Evoquant le faible écart qui sépare la majorité de l’opposition, l’élu VPC met l’accent sur le « problème de popularité de François Goulard et son mauvais bilan de mandat ».
Mais il insiste sur un point : « Notre projet n’a essuyé aucune critique, ni du PS ni de l’UMP. En revanche, on nous a reproché d’avoir des Bolcheviques avec nous ». Un sympathisant a soulevé aussi la question de la mobilisation, notamment des jeunes, jugée insuffisante dans les quartiers. « VPC avance que pour gagner, il faudra faire en sorte que les gens s’inscrivent sur les listes électorales ». Un autre trouve que la liste VPC n’était pas assez diversifiée : « Pas assez de commerçants, de chefs d’entreprise ». L’association-relais Fort de ses quatre élus, VPC veut aujourd’hui élaborer une méthode de travail pour rester en contact avec le terrain, via l’association éponyme qui jouera le rôle de relais avec les élus. « Il faut une méthode pour que le travail de l’association continue à être un arrière-plan sur lequel on se base dans notre travail au conseil municipal », explique Marion Le Berre. Sylvain Coquerel propose de créer trois groupes de réflexion et de proposition rattachés aux axes du projet : économie, social, environnement. « On a un travail de veille, dit-il. C’est aussi un travail de réseau : à nous de créer un annuaire de personnes ressources. On a un énorme travail de rencontre. On est loin d’avoir la science infuse. Chacun doit prendre son bâton de pèlerin, être un travailleur, un démarcheur ». Droit de regard Comment les élus de VPC vont-ils travailler au conseil ? La réponse vient de Marion Le Berre : « Essayer de travailler à onze élus, le gauche ne le souhaite pas. Mais nous lui avons demandé une réunion par mois à onze, voire une réunion de pré-conseil ». Dans un esprit participatif, et fidèle à la nouvelle articulation terrain-association-élus, elle lance aux membres de l’association : « Et s’il y a désaccord sur notre façon de voter, vous nous le dites ! ». Sylvain Coquerel propose la mise en ligne des bordereaux avant le conseil, et la création de rencontres avec un référent par quartiers. Du pain sur la planche pour VPC. L’expérimenté Pierre Joubin les met en garde : « Imaginez le nombre de réunions que vous allez avoir. Il faudra aussi des représentants au Sysem, à l’Agglo. C’est un travail formidable. Ce ne sera pas si facile que cela ».
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Philippe Lucas, Sylvain Coquerel, Marion Le Berre et Nadia Morel animaient, mardi soir, la réunion, au Pac, en présence de 70 membres et sympathisants.
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