Marseille. La passe de trois pour Gaudin ?
Candidat pour un troisième mandat à la mairie de Marseille, l ’ UMP Jean-Claude Gaudin s ’ attend à un résultat serré. Il doit faire face , pour la première fois , à une gauche unie sous la houlette de Jean-Noël Guérini.
A un mois des municipales, le ton s’est durci à Marseille entre le sénateur-maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin et le sénateur PS Jean-Noël Guérini, également président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, qui s’affrontent dans un traditionnel duel droite-gauche. Face à ces deux personnalités incontournables, les autres candidats en présence - l’ex-Vert Jean-Luc Bennahmias (MoDem), Stéphane Ravier (FN), Samuel Joshua (LCR) notamment - ont peu de chances de troubler la donne. L’affrontement, longtemps feutré en raison du silence observé par Jean-Claude Gaudin jusqu’au 17 janvier, date de son entrée en campagne, s’est fait plus virulent depuis. Crise financière Quand Patrick Mennucci, directeur de campagne du candidat PS, brocarde l’« entrée en campagne d’autiste » du maire sortant, ce dernier réplique : « Mon opposant dit que je suis trop pagnolesque, il connaît ma réponse : "il vaut mieux à Marseille être pagnolesque que grotesque" ». « Les Marseillais n’ont plus besoin de tirades mais veulent un maire à plein-temps qui travaille pour Marseille », assène Jean-Noël Guérini. Celui-ci insiste sur « la crise financière sans précédent » de la ville. « La dette par habitant contractée par la seule ville de Marseille est de 2.250 euros, plus du double du chiffre des autres grandes villes françaises », soutient le candidat PS. L’ouverture Le maire sortant reconnaît que « la dette a augmenté » mais moins que l’inflation. Jean-Claude Gaudin se présente comme celui qui est parvenu à enrayer « la spirale du déclin » à Marseille, mettant en avant la baisse du chômage ( 21,6 % en 1995 à 12,5 % aujourd ’ hui ), la démographie en hausse, le tramway ou la vie culturelle. Pour garantir leur succès, les deux hommes ont joué l’ouverture, attirant au-delà de leur camp : l’ancien socialiste devenu chevènementiste Philippe Sanmarco a rejoint les rangs de Jean-Claude Gaudin, tandis que François Franceschi, ex-responsable local de l’UMP, dirige une liste de secteur dans le camp Guérini. Jean-Claude Gaudin a également accueilli sur ses listes le centriste Jacques Rocca-Serra, UDF devenu MoDem. Programmes proches Au chapitre des programmes du PS et de l’UMP, les propositions sont souvent proches sur les grands dossiers - propreté, emploi, développement économique, culture, etc. Certaines sont même identiques, comme celle de rendre le Vieux Port piétonnier. Les chances de l’un et de l’autre sont difficiles à évaluer. Le maire sortant a été donné vainqueur par trois sondages successifs, mais reste talonné par son challenger socialiste qui accuse quatre points de retard dans les dernières enquêtes.
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Marseile sera, les 9 et 16 mars prochains, le théâtre d’un éternel duel droite-gauche sur fond de crise financière de la ville et de combat pour la propreté.
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