Les écolos ont la forme
On les croyait disparus, déchirés entre leurs différentes petites chapelles, phagocytés par les partis traditionnels qui ont tous plus ou moins repris leurs thèmes. Et bien non, les écolos sont toujours là. Bien vivants ! Les élections municipales réussisent, apparemment, plutôt bien aux Verts. Dimanche, ils ont réalisé partout où ils étaient présents des scores plus qu’honorables. Là où les écologistes, Verts ou autres, sont partis seuls à la bataille ils réalisent de bons scores. De quoi parler, comme ils le font à juste titre, d’une « petite renaissance » et de donner raison à ceux d’entre eux qui prônent des listes autonomes. Trouble-fête Même si nulle part ils seront en mesure de diriger une municipalité, dans bien des villes ils joueront les arbitres et forcément un rôle dans les exécutifs s’ils sont élus. C’est le cas à Quimper où le Vert Daniel Le Bigot dépasse les 16 %. Ils sont aussi en mesure de jouer les trouble-fête à Concarneau (12,66 %), Landerneau (14,55 %), Morlaix (25,25 %) et Plougastel-Daoulas (12,18 %). Comment expliquer cette bonne tenue des Verts et plus généralement des écologistes aux municipales alors qu’ils sont laminés dans la plupart des autres scrutins ? Sans doute parce le scrutin municipal permet mieux que d’autres de toucher les dividendes d’une présence souvent forte sur le terrain. Le thème du développement durable, repris aujourd’hui par l’ensemble des partis traditionnels, ne suffit pas nécessairement à convaincre tous les électeurs des bonnes intentions écologiques de ces partis.
Yvon Corre
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Dans bien des villes les Verts joueront les arbitres et forcément un rôle dans les exécutifs s’ils sont élus, comme Daniel Le Bigot, à Quimper.
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