MoDem. Décisions au cas par cas
Dans quel état, le MoDem breton sort-il de ce premier tour ? En dehors de Saint-Brieuc, où Bruno Joncour fait mieux qu’en 2001, les listes MoDem n’ont apparemment pas crevé l’écran dans les principales villes de la région.
Le MoDem était en capacité de se maintenir à Quimper, où Isabelle Le Bal a déposé sa liste en préfecture dès hier matin, tout comme Saint-Malo et Rennes. À Brest, il n’atteint pas les 10 %. Avec 11,6 % des voix, la fille de Jean-Yves Cozan se disait, hier, « heureuse de ce score qui laisse des possibilités au second tour de faire entendre notre voix ». « En Bretagne, on applique aussi la consigne nationale qui est de se déterminer en fonction des situations et enjeux locaux. C’est parfaitement cohérent », prévient Bruno Joncour, accaparé par le second tour briochin et, plus que jamais, figure emblématique du mouvement démocrate breton. Sans renier sa fidélité à François Bayrou, il juge cependant « complètement accessoire » l’étiquette MoDem pour conserver sa mairie. Un canton dans le Finistère Michel Canévet, président du MoDem Finistère, élu dès le premier tour à la mairie de Plonéour-Lanvern, comme aux cantonales à Plogastel-Saint-Germain, sous l’étiquette de l’opposition départementale « Alliance pour le Finistère », n’a pas d’état d’âme. « Les résultats sont contrastés pour le MoDem en Finistère, dit-il. Assez décevant comparés à la présidentielle où Bayrou avait obtenu 25,4 %, on peut les rapprocher des candidats aux législatives qui avaient réalisé entre 7 et 13 % ». Il voit des satisfactions là où des maires sortants centristes sont réélus à Cléden-Cap-Sizun, Plomeur, Plobannalec-Lesconil, Coray, tandis que d’autres mordent la poussière à Plouzané et Plougonvelin. « La stratégie dans le Finistère, en dehors de Quimper et Brest, était de s’impliquer sur des listes comme à Douarnenez, Quimperlé, Concarneau. À Guipavas, la liste Kerjean réalise 22 % », se rassure Michel Canévet. Il avoue, qu’en dehors de lui, ce sera chou blanc aux cantonales dans Finistère pour les huit autres candidats étiquetés MoDem. Ni-ni À Paimpol, le centriste Jean-Yves de Chaisemartin, président national des jeunes UDF, bien placé pour conquérir la mairie, se dit sans étiquette et réfute l’appartenance au MoDem. Quant à Lorient, Fabrice Loher, tête de liste du MoDem, soutenu par l’UMP, il a permis au maire socialiste de réaliser un score jamais vu, de 64 % dès le premier tour. Ni alliance avec la droite, ni alliance avec la gauche et pas de consigne de vote là où les listes ne peuvent se présenter au second tour, faute d’avoir franchi la barre des 10 % : beaucoup d’électeurs centristes seront désarçonnés dimanche prochain.
Michel Le Hébel
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Comme au plan national les Bretons du MoDem se déterminent au cas par cas, ainsi, à Quimper, avec ses 11,6 % Isabelle Le Bal sera en lice pour le deuxième tour, Yvon Joncour bien évidemment à Saint-Brieuc avec 44,71 %, tandis que Michel Canévet, lui, a été élu dès le premier tour à Plonéour-Lanvern.
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