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Municipales. Les suspenses bretons
Suspenses. Dans une quinzaine de villes bretonnes de plus de 3.500 habitants, le second tour des municipales devrait se jouer dimanche à pas grand chose. Parmi ces villes une majorité est de gauche.
Les comptes sont assez vite faits. Dans la colonne des villes qui ne devraient pas changer de couleur, on en recense huit. Resteront à gauche, sauf énorme surprise, Rennes (35), Brest (29), Carhaix (29), Plœmeur (56) et Hennebont (56), où le PC est très bien placé pour conserver la ville face à un divers gauche et à un divers droite. De l’autre côté de l’échiquier, Paimpol (22), Saint-Malo (35) et Dinard (35) devraient continuer à être gérées à droite. Même très loin de son score de 2001, René Couanau, le maire de la cité corsaire, n’a pas vraiment de souci à se faire. A Vannes, le poids des abstentionnistes Dans la colonne des villes qui peuvent mathématiquement basculer mais dont la bascule constituerait quand même une grande surprise, on en compte quatre.
Trois sont de droite, Vannes (56), Ploërmel (56) et Cesson-Sévigné (35) et une de gauche, Concarneau (29). A Vannes, François Goulard (UMP) est dans une position délicate après la fusion des deux listes de gauche, lesquelles totalisaient, dimanche dernier, plus de 53 % des voix. Dans cette ville, les abstentionnistes du premier tour feront la différence. A Ploërmel, la gauche, arrivée légèrement en tête dimanche, a arithmétiquement quelques chances de prendre la ville, mais il lui faudra compter avec les capacités de rebond du maire. A Concarneau, la gauche devrait conserver la ville même si le PS, qui a fusionné avec les Verts, pourrait être handicapé par le maintien d’une liste anti-libérale. Gros suspense à Saint-Brieuc La catégorie la plus fournie est celle des villes pour lesquelles il est en fait très difficile d’émettre un pronostic. C’est du 50-50. Dans cette catégorie, on trouve une majorité de villes gérées par la gauche. Pourraient être conquises par la droite : Morlaix (29), Landerneau (29), Quimperlé (29), Châteaulin (29) et Rostrenen (22), ville dirigée par le PC. A Quimperlé et Landerneau, les équipes socialistes sortantes vont devoir faire respectivement avec une liste d’extrême gauche et une liste écologiste. Autant dire que la partie s’annonce très serrée. De son côté, la gauche peut fonder quelques espoirs de conquête dans quatre villes. A commencer par Saint-Brieuc (22), mais la victoire sera sans doute plus difficile qu’elle ne l’imaginait face à un maire sortant qui a très bien résisté au premier tour. Tout dépendra des reports des voix des électeurs d’extrême gauche. Le résultat pourrait se jouer à quelques dizaines de voix comme en 2001. La gauche peut aussi espérer prendre Guipavas (29) et Plougastel-Daoulas (29) ainsi que Séné (56). La gauche grande favorite à Quimper Dernière catégorie, celle des villes qui ont de très grandes chances de changer de camp. Au point qu’un échec constituerait pour ceux qui les convoitent un gros revers. Quimper (29) est la plus emblématique. Si le socialiste Bernard Poignant ne reprenait pas la ville à la droite, il s’agirait là évidemment d’une énorme contre-performance. A Plérin (22) et Bruz (35), la gauche est également en très bonne position pour prendre ces deux villes.
Yvon Corre
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