Saint-Brieuc. Bruno Joncour (MoDem-UMP) : 54,28 %
En sept ans, Bruno Joncour, le maire sortant, qui menait une liste MoDem-UMP, a su construire « une relation personnelle » avec nombre de ses administrés. Ce centriste discret et abordable est le premier à le dire, et les chiffres de ce second tour des municipales lui donnent raison. Par rapport à 2001, il a totalisé hier soir 1.574 suffrages de plus. Et avec 54,28 % des voix, il distance de plus de huit points son adversaire, la députée socialiste Danielle Bousquet, à la tête d’une liste d’union de la gauche (PS/PC/Verts/UDB). Bruno Joncour, en doublant l’avantage qu’il avait au premier tour, prouve que c’est lui qui était dans le bon tempo en ne faisant de ce scrutin qu’un enjeu local. Bien sûr, dans une ville réputée de gauche, c’était à la fois une manière habile d’éviter un éventuel vote sanction contre la majorité gouvernementale, et une bonne façon de se démarquer de son adversaire soutenue par Ségolène Royal en personne. Mais au-delà de la tactique, le maire a fait confiance à la maturité politique de ses électeurs. Hier soir, une majorité d’entre eux a tenu avant tout à exprimer sa satisfaction devant la politique urbaine menée depuis sept ans (lancement du chantier du centre commercial du Champ-de-Mars, rénovation du cœur historique, construction d’un nouveau parking aux Promenades). À l’inverse, lors de cette campagne, Danielle Bousquet et son équipe ont surtout insisté sur les étiquettes politiques des différentes listes. Un discours qui a sans doute paru suffisant à certains, et insuffisant à d’autres.
Danielle Bousquet (PS) : 45,72 %.
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