Morlaix. Agnès Le Brun (DVD) : 52,01 %
Qui l’eut cru ? Morlaix, bien ancrée à gauche depuis des lustres, a basculé à droite hier. À la tête de la liste « Actions et dialogues », l’enseignante Agnès Le Brun, 46 ans, a créé une énorme surprise en détrônant le socialiste Michel Le Goff, qui occupait le fauteuil de maire depuis dix ans. Le résultat est sans appel : 52,01 % contre 47,99 %. À contre-courant de la vague rose nationale, Morlaix s’est donc détournée d’une gauche qui disposait pourtant, sur le papier, de la faveur des pronostics. À l’issue du premier tour, elle avait, en effet, assez largement viré en tête. En additionnant les 34,34 % des socialistes aux 25,25 % de la gauche écologiste et alternative, elle frôlait le seuil des 60 %. Alors, que s’est-il passé ? Il semble que les électeurs morlaisiens ont tout d’abord voulu sanctionner un homme, Michel Le Goff, souvent vilipendé pour son autoritarisme.
Le résultat du premier tour avait sonné comme un avertissement. Il n’a pas été entendu par le Parti socialiste qui a maintenu coûte que coûte l’ancien militaire comme tête de liste, en dépit des suppliques de l’autre liste de gauche menée par le Vert Michel Le Saint. Ce dernier, fort de son étonnant score du premier tour, avait fini par se rallier à l’équipe Le Goff. Ce « rafistolage » d’entre-deux-tours n’a, manifestement, pas convaincu. Le fossé qui s’était creusé entre les deux hommes lors du mandat était trop profond. Sans carte de l’UMP, critique vis-à-vis du président Sarkozy, l’avenante Agnès Le Brun a réussi un joli tour de force. La cité du Viaduc n’avait pas été administrée par la droite depuis le mandat de l’élu de centre-droit, Arnaud Cazin, de 1989 à 1995.
Michel Le Goff (PS) : 47,99 %.
|
Réagissez
|
|

|