Auray. Une ville touristique entre deux métropoles
Municipales 2008 Harmoniser développement économique, tourisme, environnement et solidarité : c’est le défi qu’Auray devra relever. Le défi d’une ville moyenne qui tente de s’imposer entre deux métropoles.
Maire communiste, à la tête d’une liste d’union de la Gauche, Michel Le Scouarnec, 58 ans, espère bien obtenir un 3 e mandat. Profitant de querelles intestines à droite, il a surpris tout le monde, lui le premier, en prenant la mairie d’Auray, en 1995. Toujours divisée en 2001, la droite lui a déroulé le tapis rouge pour un deuxième mandat. Après avoir longuement hésité, il repart en campagne, brandissant haut un bilan qu’il estime placé sous le signe de l’action. Et d’évoquer tout de go : « 1.700 nouveaux logements en douze ans, 40 % de demandeurs d’emplois en moins sur la ville en sept ans, une baisse de la délinquance de 8,5 %, la création d’une maison d’animation et des loisirs, de nouvelles infrastructures sportives et, sa grande fierté, la généralisation de la mixité sociale dans les quartiers ». Une droite unie Reste que la droite, à force de concessions, voire de sacrifices, a semble-t-il réussi le pari de l’Union. Portée par l’UMP, soutenue par le MoDem et ralliée par des personnalités non encartées prônant « le changement », Annick Guillou-Moinard s’est imposée comme chef de file de cette nouvelle vague. Ancienne adjointe à la culture de la mairie de Vannes, conseillère régionale, aujourd’hui vice-présidente du conseil général, entre autres, cette avocate à la retraite entend bien plaider « concertation et qualité de vie » pour reconquérir un électorat qui, jusqu’en 1995, était acquis à la droite. Inconnu dans le Landerneau politique, le MoDem Jean-Marc Alexandre a annoncé sa candidature à la tête d’une liste d’ouverture. Une liste qui, soyons honnêtes, ne devrait pas peser très lourd sur l’échiquier et qui, en tout cas, n’est pas encore bouclée. Un centre-ville à repenser Parmi les sujets sensibles de cette campagne : l’aménagement du centre-ville. Le manque de commerces, des problèmes de stationnement et de circulation font grincer des dents. Le marché du lundi, considéré comme le plus grand du Morbihan, ne suffira pas à fidéliser une population en pleine expansion. Dans une position carrefour, entre deux métropoles que sont Vannes et Lorient, Auray ne manque ni de charmes ni d’atouts. Et à bientôt moins de 2 h 30 de Paris par le TGV, elle a sans conteste une carte à jouer si elle veut apparaître comme une locomotive. Mais elle ne relèvera pas le défi seule. Il lui faudra apporter un nouveau souffle à une intercommunalité pour l’heure un peu complexe. Le pays d’Auray est en effet ballotté entre trois communautés de communes et deux syndicats mixtes : de quoi en perdre son latin.
Sarah Morio
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Dans une position carrefour, entre les deux métropoles que sont Vannes et Lorient, Auray ne manque ni de charmes ni d’atouts.
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