Hennebont. Trois listes aux pratiques différentes
Trois listes se présentent devant les électeurs. Trois candidats, trois façons de faire de la politique. Trois façons de rassembler les énergies.
Une liste d’union de la gauche conduite par le maire sortant communiste Gérard Perron. Une liste de la droite républicaine conduite par une conseillère municipale d’opposition, Laurence Hermann. Une liste qui se dit hors parti et menée par un ancien élu socialiste, André Hartereau. Tel est le paysage politique de la ville d’Hennebont. L’union de la gauche Gérard Perron a fait le choix de rassembler les principales formations de gauche. Aux communistes et socialistes, unis traditionnellement dans cette commune gérée depuis 1959 soit par le parti communiste, soit par une union de la gauche, se sont joints les Verts et l’UDB. Les Verts, on s’en souvient, avaient fait bande à part en 2001. Conduits par Michel Rolland, ils avaient même provoqué une triangulaire et avaient obtenu deux sièges au sein du conseil municipal. Depuis sept ans, ils se sont toujours démarqués dans les débats de l’assemblée municipale. Leur accord avec la majorité municipale n’est pas une surprise, mais elle contrarie un peu la formation d’André Hartereau. Celui-ci prépare, depuis plusieurs années, cette échéance électorale. Ancien élu de la majorité, ancien socialiste, il a pris du recul mais surtout, il a vécu de très près l’expérience de la ville de Lanester qui, en 2001, a vu l’échec de l’union de la gauche au profit d’un système de « démocratie participative ». André Hartereau aimerait bien rééditer cette expérience. Son Collectif citoyen a voulu être sur tous les terrains depuis quelques mois. Pour lui, « l’action politique n’a de sens que si le citoyen est au cœur du projet et acteur de son devenir ». Le citoyen s’entend « hors parti politique ». Pourtant, sur la liste, il y a notamment un représentant du Modem. Deux élus sortants ont aussi rejoint Hartereau. La droite classique À droite, on ne parle pas beaucoup. La liste regroupe les formations habituelles autour de l’UMP même si Laurence Hermann n’est pas encartée au parti de Nicolas Sarkozy. En 2001, la droite menée alors par le jeune Maurice Frémin avait su mobiliser les abstentionnistes au second tour. Elle avait alors dépassé les 41 % des suffrages et plaçait sept élus au conseil. Y aura-t-il une triangulaire cette année au second tour ? Pourquoi pas, mais les réseaux de la liste de Gérard Perron travaillent pour éviter que la situation de 2001 se reproduise cette année. Le patrimoine en débat Hennebont, ville d’histoire, possède un riche patrimoine. Les remparts, la basilique, quelques vieilles maisons ont résisté. Tout comme, à quelques centaines de mètres de là, les Haras nationaux avec leurs écuries et ce qu’il reste d’un ancien logis abbatial. Ce patrimoine fait l’objet de débats houleux. L’abbaye est l’un des sujets principaux du moment. Chacun a son idée mais aucune équipe ne peut échapper à une question fondamentale : combien ça coûte ? Et de tous côtés, on sait que le budget de la ville a peu de marge de manœuvre.
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Hennebont, une ville d’art et d’histoire où le patrimoine pèse lourdement sur les finances locales.
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