Maire. À Sarzeau Lappartient change de braquet
À Sarzeau où le conseil municipal se réunit ce matin pour élire son nouveau maire, les élections ont été remportées dimanche dernier par David Lappartient, 34 ans, nº 2 du cyclisme en France.
Vent de changement dans la presqu’île de Rhuys. Quatre maires sur cinq ont pris leur retraite. Parmi les nouveaux arrivants, un « petit jeune » : David Lappartient, 34 ans, à Sarzeau, 7.300 habitants et 31.000 de plus l’été. David Lappartient ne cache pas que la décision du sortant, Henri Bénéat, de mettre un terme à son activité municipale lui a facilité la tâche. Mais il a dû gagner son élection de haute lutte, sous l’étiquette majorité présidentielle, contre Yannick Kérignard, alors que trois listes étaient en course au second tour. Maire à plein-temps David Lappartient voulait ce poste. « J’ai commencé à y réfléchir après les élections cantonales de 2004, j’ai pris ma décision en 2006 et j’ai commencé à constituer mon équipe en 2007 ».
Sarzeau, c’est en plus la commune qui l’a vu naître et celle de ses ancêtres. « Je ne m’imagine pas vivre ailleurs », dit-il. D’où son retour au pays après un diplôme d’ingénieur à l’Ecole spéciale des travaux publics de Paris. Fin août dernier, il s’est mis en disponibilité professionnelle complète pour se consacrer à sa campagne électorale et depuis il a vendu toutes ses parts dans le cabinet de géomètre expert où il était associé. Il sera désormais « maire à plein-temps ». « À 34 ans, ce n’est pas un choix financier évident à faire », dit-il. Son travail, à présent, sera de mettre en œuvre les trois priorités de son programme : « Une politique environnementale exemplaire », « l’accession au logement et à la propriété des jeunes et des revenus modestes », « la dynamisation de l’intercommunalité ». À Sarzeau, comme dans toute la presqu’île de Rhuys, les nouveaux élus seront confrontés au pari de rajeunir un canton qui est l’un des plus âgés du département. 90 km à vélo le dimanche Le jeune maire aura à gérer un budget de 14 M€ qui est l’équivalent de celui de la Fédération française de cyclisme dont il reste vice-président délégué : 100.000 licenciés, 50 salariés. Il sera candidat de nouveau à ce poste en 2009. Elu à la fédération depuis ses 23 ans, il siège aussi à l’UCI (Union cycliste internationale) en Suisse. Sur son bureau à Paris, deux gros dossiers : le vélodrome couvert de Saint-Quentin-en-Yvelines et la candidature française pour les championnats du monde de 2012. David Lappartient n’en oublie pas le cyclisme breton. Il est président du Grand prix de Plumelec et le dimanche matin il avale ses 90 km à vélo sur les routes de la presqu’île. « J’ai toujours eu l’envie de m’impliquer dans la chose publique et c’est ce qui m’a amené naturellement à m’intéresser au mandat de maire », dit-il. Deux autres étapes l’attendent : la présidence de la communauté de communes et dans trois ans le conseil général. David Lappartient ne s’avance pas sur ces sujets. Mais manifestement il préfère être avec les échappés que dans le gruppetto.
Gabriel Simon
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David Lappartient va entamer son premier mandat de maire.
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