PS. A la recherche de l’unité
Les socialistes ont choisi de montrer leur unité lors de leur conseil national après leur victoire au scrutin municipal. Reste que chacun avance ses pions en prévision du congrès.
Le PS s ’ est efforcé d ’ afficher une image d ’ unité et de sérieux , dix jours après sa large victoire aux élections locales . S on Conseil national a décid é hier soir à la quasi-unanimité , de ne pas précipiter les échéances pour changer de leader et de projet. Comme prévu, le parlement du parti a décidé de tenir le congrès du 7 au 9 novembre, respectant ainsi le délai statutaire de trois ans entre deux congrès. Une photo de famille En signe d’unité, u ne photo de famille a réuni les élus qui ont ravi à la droite une ville ou un département , et les maires sortants réélus, de Bertrand Delanoë à Paris à Martine Aubry à
Lille, en passant par Pierre Cohen à Toulouse et François Hollande, désormais président du Conseil général de Corrèze. Aucune des principales personnalités du PS n ’ a boudé la réunion, à l ’ exception de Gérard Collomb. Réélu maire de Lyon, et président du Conseil national, il s ’ était fait excuser. La sobriété a donc été le mot d ’ ordre de cette réunion : pas d ’ applaudissements frénétiques, pas de sifflets non plus, mais des discours écoutés avec une grande attention, silencieusement. Tous les socialistes savent que la bataille du congrès, prévu début novembre, engendrera des controverses, alors que s ’ ouvre la succession du premier secrétaire François Hollande et qu ’ un affrontement entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë est souvent pronostiqué. « Personne n’est majoritaire » Mais aujourd ’ hui, « personne n ’ est majoritaire à lui tout seul » , notaient séparément, en coulisses, Arnaud Montebourg et André Vallini. Des alliances seront plus que jamais nécessaires. Mais, selon François Hollande, « la seule bataille qui doit être menée aujourd ’ hui est celle contre la politique du gouvernement et du président de la République » . De son côté, Bertrand Delanoë a affirmé que « la question du premier secrétaire n ’ est pas encore posée » . « Le Congrès c ’ est en novembre, débattons d ’ abord des idées » , a-t-il dit. Ségolène Royal, qui ne devait pas s ’ exprimer à la tribune, a souligné que « l ’ avenir du parti est dans le rassemblement de ses élus, militants et sympathisants et dans la capacité que nous aurons a répondre concrètement aux questions qui se posent aux Français » . Dans une interview au site internet de l ’ Express, Gérard Collomb s ’ est montré moins consensuel, souhaitant que son parti en « finisse » avec « les discours manichéens et anticapitalistes du socialisme fossilisé » .
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Les socialistes se sont réunis pour la photo. Mais, en filigrane, les différents courants se préparent pour le congrès.
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